Comment régler le diaphragme d’ouverture du condenseur ?
Il faut savoir que le diaphragme d’ouverture permet d’adapter l’ouverture numérique du condenseur à celui de l’objectif. Une mauvaise ouverture entraîne une dégradation de la qualité de l’image. Le condenseur permet de contrôler le cône de lumière qui éclaire la préparation et projette sur le plan focal arrière de l’objectif, l’image de la source lumineuse.
Le but du réglage est que le cône de lumière transmise soit complètement capté par la lentille frontale de l’objectif et permette ainsi la formation d’une image agrandie et fidèle de l’objet. Pour ce faire, l’ouverture numérique maximale du condenseur doit être au moins égale à celle de l’objectif de plus forte ouverture.
Suivant l’O.N. des objectifs utilisés et leur(s) correction(s), on peut être amené à utiliser différents types de condenseurs. Le type de condenseur le plus courant est le condenseur d’Abbe. Son ouverture numérique est comprise entre 0.2 et 1.25 maximum avec lequel on peut utiliser des objectifs de 4x à 100x.
Par exemple pour l’utilisation d’un objectif 60x/0.85, l’ouverture numérique maximale du condenseur doit être de 0.85. Si on ouvre davantage le diaphragme, on observe une dégradation de la qualité de l’image due aux phénomènes de diffusion et de diffraction. Il faut ouvrir le diaphragme autour de 80% de son ouverture maximale suivant l’objectif. On obtient alors un contraste et une profondeur de champ satisfaisantes pour l’observation.
Pour les condenseurs possèdant une échelle graduée des différentes valeurs de l’O.N., il est alors facile d’effectuer ce réglage. Pour ceux qui ne possèdent pas cette échelle, l’astuce consiste à retirer l’un des deux oculaires et d’observer l’image du diaphragme. Commencer par fermer le diaphragme totalement puis l’ouvrir progressivement de manière à ce que l’image formée coïncide avec l’O.N.. Lorsque vous n’observez plus de changement, la limite d’ouverte est atteinte. Faire cette manipulation pour chaque objectif et reporter ces valeurs sur une étiquette accolée au condenseur.
De manière générale, il faut retenir que plus l’objectif utilisé est puissant (plus l’O.N. est grande) et plus le diaphragme du condenseur est ouvert. Et inversement.
